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"Soyons réalistes... exigeons l'impossible" Pierre Richard
Mercredi 28 juin 2006

Mon premier film aurait pu s'appeler de cette façon : "Education, tête de con". l'éducation parentale est un bien joli mot. entendons nous, une solide éducation est indispensable. mais jusqu'où doit elle aller? est ce que même un "bonne éducation" peut faire mal et engendrer des automatismes malfaisants ? L'éducation est elle irréversible, sans aucunes voies de secours?
prenons exemple sur cette famille que j'affectionne particulièrement. la mienne. 5 enfants.
j'ai toujours été fière de l'éducation de mes parents. surtout de ma mère, mon père étant plutôt un regardoir dans lequel on pouvait voir chaque jour tout l'amour et l'admiration qu'il porte à ses chers enfants. Liberté, respect, fermeté, rigolade, responsabilité, partage, aide, écoute sont les mots que j'attribuerais à l'éducation que j'ai reçu. comme chez tout les enfants, il y a quelques dérapages peu importants (fugue, énurésie, dépendance cigarettes, rattage école, petites déprimes...). mais les gens autours de nous pourrons vous le dire " Mme Beaudou, vos enfants sont des gens biens, ils iront loin". on peut être fier d'entendre ça.
mais soyons réalistes. aucune éducation n'est parfaite. paradoxalement, dans le mot éducation, il y aussi les mots "prisons morales, non-échappatoires". oui l'éducation emprisonne. involontairement. l'enfermement le plus direct qui me revient est notre rapport loisirs - culture.
1 obligation : faire de la musique
1 interdiction : ne pas faire de football.
quand on est enfant, pré ado ou même ado, ça ne vous vient pas à l'idée que quelque chose cloche la dedans. il n'y a que lorsqu'on on commence à s'ouvrir à un monde jusqu'alors inconnu, qu'on comprend l'imbécilité de la régle. et que plus on y pense, plus ça nous énerve.
Julien et sa bande de joyeux vilains arrivent bien à combiner le tout...
sans dire qu'il m'aurait fallu absolument du sport étant enfant...

suite au prochain épisode...
(merci de votre compréhension le boulot c'est dur et un peu prenant)

 

Par Camille Clarisse Mariama - Publié dans : monparapluiepoissonbleu
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Mardi 20 juin 2006
On dit souvent de façon un peu débile et ignorante que les enfants sont notre avenir. D'un point de vue purement technique, si'ils ne deviennent pas tous stériles ou aséxués, ou s'ils ne se tuent pas tous entre eux, c'est vrai. Je n'y avais jamais vraiment cru avant que ma vie devienne ce qu'elle est et que je rencontre en même temps cette petite fille.
c'est une petite fille tout ce qu'il y a de plus normal. Rigolote, imaginative, sans grand sens du respect, assez myope, pas très refléchie, et très bagareuse. Un peu garçon manqué aussi. un jour où je mettais transformée en combattante à cape bleue et rouge, avec une épée, une gourde de potion magique, un jour où nous combattions toutes les deux une cruelle et récidivante sorcière, j'ai compris que cette petite fille (voir aussi le parapluie poisson bleu) sous ses apparences de petite fille (effectivement) avait beaucoup à m'apprendre. alors qu'elle me détaillait les pouvoirs (multiples) de son sabre, je me suis rendue compte que tout pour elle était possible. pas d'une façon égoïste ou petite fille gâtée. non, avoir envie d'être heureuse suffit. (comme l'envie de pleurer et de crier d'ailleurs).
quelle leçon retenir de ça... tout peut-il vraiment être à porter de main ? est ce que ce vieil adage vomiteux et excessif qui dit "il suffit d'y croire et de le vouloir..." serait en fait un "jeu d'enfant" ??!?
alors qu'en ce moment tout tourne dans ma tête par mille et un chemins, cette question me turlupine, et me pousse à me dire que c'est bien trop compliqué et dégueulasse de se voir vieillir...


Par Camille Clarisse Mariama - Publié dans : monparapluiepoissonbleu
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Jeudi 8 juin 2006

Six Feet Under... Six pieds sous terre. ou la série qui parle de la mort en vous donnant envie de vivre. de vivre à fond tous les jours, jusqu'à cette fichue mort angoissante qui arrivera un jour, c'est sûrn nous prenne par surprise.
Six Feet Under est la première série qu'on peut regarder de 11h du matin à 1h de la nuit non-stop (ou juste pour aller faire pipi), sans se dire : oulalala qu'est ce que j'ai foutu de ma journée, je suis trop conne, pourquoi je regarde cette série, ça n'a aucun intérêt. c'est la seule qui ne donne pas mal à la tête et qui ne rend pas les yeux qui piquent quand on la regarde plus de 3h d'affilée. c'est la seule dans laquelle on peut se plonger du bout des pieds à la pointe des cheveux, sans remords et sans culpabilités de ne plus faire attention à la vraie vie. parce que l'ingéniosité de cette série est là. on peut dire qu'elle associe l'utile à l'agréable. c'est une sorte de thérapie relaxante. car évidemment, la mort on la connait tous. de près de loin. en fait toujours de près. parce que quoi qu'on fasse, on pense forcément un jour à notre propre mort. certains en sont déjà mort d'avance, d'autres se disent que ça arrivera quand ce sera là. ça peut être moche la mort. ça l'est tout le temps. pas dans Six Feet Under. premièrement, grâce à Rico, qui, préparant les morts de façon admirable met un peu de bonheur et de joie dans le coeur des délaissés. deuxièmement, parce que parfois, c'est tourné à la dérision (comme la perte du pied d'un boulanger on ne sait où). et enfin, parce que la famille Fisher en tire toujours une leçon qui les fait avancer. et nous aussi, on avance. et plus on regarde, plus on a envie de voir la suite. pas pour savoir qui couchera avec qui et qui mourra, comment, où et pourquoi. mais parce que plus la série avance, plus on écoute, de plus en plus attentif à cette mort qui nous fait vivre.
Six Feet Under touche un peu à toutes les décadences de la vie : drogue, rejet de l'homoséxualité, déprime, folie, incompréhension des autres, libertinage, violence corporelle. et c' est bourré de catastrophes et de coups bas. on pourrait se dire que ça doit être lourd, qu'on va étouffer. même pas. on en redemande même. pour savoir de quelle façon le problème va être résolu. il ne l'est pas toujours, même rarement pour les problèmes de longue durée. mais on avance. toujours. sans reculer.
esthétiquement, la série n'a rien de chatoyant. évidemment. le soleil est rarement là, on alors pendant un enterrement ou un accident. les couleurs sont vertes, bleues, grises, marrons, rouges bordeau, noires et blanches. mais pourtant, rien qu'esthétiquement, on a plaisir à la regarder. ce sont des couleurs modernes, qu'on a rarement vues encore.
du côté des acteurs, bizarrement, ils ont tous un air de déjà vu. pourtant ils ne sont pas connus. mais c'est comme si leurs têtes étaient déjà imprimées dans la notre. c'est sûrement pour cette raison qu'on s'attache tout de suite à eux, malgré leur caractère, au début seulement, pas attachant du tout, justement.
voilà, M6 avec Un Dos Très,(même Desperate Housewifes), France 3 avec son Plus Belle la Vie, et la 1 avec Amour Gloire et Beauté, Sous le Soleil et Dawson, même AB1 avec le pourtant génialisme Friends peuvent aller se ranger. celui là(Alan Ball et son équipe) avec son Six Feet Under à tout compris.


Par Camille Clarisse Mariama - Publié dans : monparapluiepoissonbleu
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Vendredi 26 mai 2006
avec sa tête de tête d'ange, on le croirait comme nous tous. ou comme tous ceux là. dès qu'on le voit, c'est comme si on croyait tout savoir sur lui. on croit qu'il a les yeux bleus. il n'a pas les yeux bleus. on croit que c'est un gars sérieux et coincé. il ne l'est pas. avec ses habits propres, bien repassés, bien portés, on pourrait croire que sa vie est bien rangée, que c'est un fils à maman. faux. puisqu'il sourit tout le temps et à tout le monde, on finit par croire que tout est facile pour lui, qu'il obtient tout en un claquement de doigts et que pour lui, c'est facile de se faire aimer, qu'il est l'homme le plus heureux du monde, que pleurer, il ne connaît pas. n'importe quoi. quand on le voit avec sa gueule  à en faire pâlir plus d'une, sa stature impressionante mais douce, on se dit qu'il a pu aimer toutes les filles sur terre, parce que toutes les filles de la terre voudraient l'avoir pour elles toutes seules. vous vous trompez. avec sa tête qui regarde bien haut, sa démarche un peu nonchalante, mais sûre, on est certain que c'est un gars qui sait où il va, sans se préoccuper des gens qui sont à la traîne, derrière. faux, faux et archi faux.
plus vous le regardez et plus vous êtes certain de le connaître. vous avez tort. vous vous trompez. son allure, son air, sa démarche, son visage, ses traits, son comportement, ne sont qu'une petite partie de lui. qui parfois ne veut plus rien dire.
vous comptez sur moi pour vous éclairez? on meurt tous de savoir qui il est vraiment.
mais vous ne devriez pas compter sur moi. je ne sais pas qui il est.
ou plutôt, si je le savais, j'en serais tellement fière, que je garderais ça pour moi, comme un secret-trésor...
vous avez vraiment tout faux...

                                                             à tous les hommes qui impressionent sans le faire exprès. à tous ceux qui aimeraient être écoutés et compris. à tous ceux qui sont une forteresse en apparence et un trésor en vérité... et surtout à lui, bien sûr.


Par Camille Clarisse Mariama - Publié dans : monparapluiepoissonbleu
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Mercredi 17 mai 2006
L'une est brune, l'autre est.... brune aussi tiens. toutes les deux ont un sourire qui scotcherait un kangourou par terre. et les deux sont folles. aussi. elles supportent aussi sans broncher mes coups de gueules, mes gueules d'enterrements, et la terre inondée quand je pleure. elles rigolent mieux que nimporte qui à toutes les conneries que je déblatère. elles se moquent pas de moi parce que j'ai pas de culture, pas d'allure et pas de soudures. elles ont pas vraiment le sens des réalités mais me font croire qu'elles l'ont et forcément ça marche, donc forcément je vois la vie du meilleur côté. elles sont pas tout le temps là et heureusement. elle me font pas croire que je suis le centre de la terre, et heureusement aussi. elles ont tout les défauts qu'il  faut absolument avoir (chiantes, embêtantes, pétantes, regardantes, impertinentes...) et toutes les qualités qu'il faut pas trop montrer (marrantes, importantes, brillantes, élégantes, brûlantes, scintillantes, pertinentes). prenez elle et elle à vos côtés, vous n'avez plus besoin d'internet ni de l'encyclopédie de votre arrière grand-père qui pèse trois tonnes, parce qu'elles savent tout sur tout (ou presque, du moins sur l'essentiel de votre vie, de vos mensurations, de vos petits bobos et aussi des malheurs et joyeusetés de la vie) et c'est le principal.
evidemment, elles sont là, à vous regarder avec ironie, elles sont plus que plus pour vous et sont votre duo de choc préféré. mais il faut quand même vous rendre compte de quelque chose. elles sont deux et vous. ça fait trois en fait. même si c'est pas vraiment vrai. tant pis. vous êtes trois et vous faites parties de tout ça. même si vous êtes blonde et que c'est amoral.
oui c'est amoral et je suis blonde et alors ?
 
                                                                                  A Elle (A) et Elle (M)...
                                                                         parce qu'elles représentent le plus merveilleux de l'amoralité (ça existe)

Par Camille Clarisse Mariama - Publié dans : monparapluiepoissonbleu
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"J'essaye d'attraper mon ombre" Une petite fille.... plutôt rigolote, non ?

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